Dans une société que l’on dit de plus en plus individualiste, comment construire des projets collectifs ?

Lors du Séminaire Fédéral du 20 avril, Pascal Aubert du collectif national Pouvoir d’Agir nous avait proposé de répondre à cette question :
Dans une société que l’on dit de plus en plus individualiste, comment construire des projets collectifs ?
Nous vous en proposons ici un compte-rendu :

Pascal Aubert a tout de suite fait référence à l’ouvrage de Jacques Ion, Sociologue : « S’engager dans une société d’individus ». Le nombre d’heures passées à des actions collectives organisées par de grandes organisations s’affaiblit, alors que l’engagement plus « spontané » s’épanouit davantage (ex : actions pour les sans-abri).
Quand on parle d’individualisme, on pense à « égoïsme » mais c’est plus compliqué. C’est plus une volonté d’organiser sa vie comme on l’entend.
Un affaiblissement du “déterminisme de trajectoire “: on peut évoluer dans un groupe différent de celui dans lequel nous sommes nés. Autrement dit, si on grandit avec des parents syndiqués on ne sera pas forcément syndiqué sois-même. La notion de “militantisme” est complètement réinterrogé.
Par ailleurs, étant maintenant plus formé que les décennies précédentes, la majorité des habitants sont dorénavant en capacité à être plus autonome et à vouloir prendre part aux débats et aux décisions.
Par rapport à l’engagement, Pascal Aubert prétend que nous sommes dans “une crise de l’offre et non de la demande” : l’offre n’est plus adaptée à la capacité de s’engager.

 

Les raisons qui poussent à s’engager :

L’INTÉRÊT : L’individu s’engage dans des actions qui l’intéressent, en lien avec ses préoccupations.

LE POUVOIR : ce n’est pas la quête du pouvoir absolu mais la volonté des bénévoles d’être reconnus et que leur participation contribue au fonctionnement de l’association (comité de pilotage et non exécutant).

LA RECONNAISSANCE : être acteur et être reconnu. « On est capables de… ».

LA COLÈRE : contre les injustices, face au développement des inégalités. Agir pour dépasser sa colère. La colère utilisée comme moteur.

LE PLAISIR : des temps agréables pour s’épanouir et y trouver son compte. Créer du lien social, faire des rencontres, se divertir, etc.

 

La dimension de la convivialité est vitale dans nos Centres Sociaux.

Il est important de faire confiance aux bénévoles et de croire en eux… Mais il est surtout important d’avoir envie de rendre les habitants acteurs !

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